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Blandine Mulliez, présidente de la Fondation Entreprendre


Fondation de tous les entrepreneurs, la Fondation Entreprendre défend la cause entrepreneuriale au sens le plus large, pour permettre au plus grand nombre d’entreprendre sa vie, son travail, son entreprise. Blandine Mulliez, sa présidente, fait pour nous le lien entre entrepreneuriat et éducation à la philanthropie.

La Fondation Entreprendre défend la cause entrepreneuriale. Quel lien faites-vous entre entrepreneuriat et éducation à la philanthropie ?

La philanthropie est un engagement. L’École de la philanthropie permet d’éveiller à cela, elle participe à faire connaître l’engagement par la générosité. C’est un acte qui permet aussi d’éveiller à la conscience de soi et des autres. Nous naissons tous généreux (l’entraide entre les tout-petits est prouvée) et naissons tous entreprenants : un enfant passe du temps à tester, faire et refaire, tomber, se relever, échouer et réussir. Il dépasse ses limites, parfois même celles qu’on lui pose ! C’est ce qui le fait grandir et se construire.
Nous pouvons faire le parallèle avec l’entrepreneuriat. Chaque entrepreneur trouve sa raison d’être en tant que personne, dans le projet qu’il crée et qu’il fait grandir. Il est conscient de sa propre responsabilité, celle qu’il développe envers les autres et ce qui l’entoure. Il existe une somme de points communs entre la philanthropie et l’entrepreneuriat, basés sur un engagement fort, la responsabilité, la générosité et la créativité !

L’École de la philanthropie a cette double capacité, d’une part à faire prendre conscience aux plus jeunes qu’ils sont naturellement généreux et, d’autre part, à les rendre responsables de leurs actes : la base de l’entrepreneuriat !

Quel sens a pour vous l’éducation à et par la philanthropie ? Quelle place devrait-elle avoir dans notre société et dans notre système éducatif ?

Si les parents peuvent être les premiers modèles des enfants sur le terrain de la générosité, la société perd la notion de rôles modèles simples et humanistes, ceux qui agissent en proximité, dans l’ombre. Alors oui, on doit prendre le sujet avec conscience et sensibiliser dès le plus jeune âge.
Quelle meilleure illustration que de se lancer dans des exercices de « philanthropie collective » en classe ? Porter un projet en commun en apprenant à faire ensemble, à respecter l’autre, à l’écouter, à trouver sa place dans un collectif, c’est participer à créer la société !
Puisque, selon plusieurs études scientifiques, l’acte de donner (du temps, une écoute, un cadeau, un don…) rend plus heureux, donnons aux enfants l’opportunité de s’épanouir dans la générosité.

À vos yeux, quelles devraient être aujourd’hui, et peut-être demain, les priorités de la philanthropie ?

Je crois profondément que la générosité est une question de bon sens. Elle est source de joie pour ceux qui s’engagent, tout comme elle est un formidable moteur pour ceux qui agissent avec humanité sur le terrain au quotidien. Il est à noter qu’il est plus facile de donner que de recevoir. La générosité doit donc se faire bien évidemment avec beaucoup d’humilité.
L’important est que chacun puisse soutenir la cause qui lui tient à cœur, car chaque cause mérite d’être portée. Les priorités évoluent mais les fragilités sont malheureusement inscrites dans la durée. Cette diversité de l’engagement fait la richesse philanthropique et fait sens pour chacun. Cela dit, c’est en agissant en escadre et en partage que nous aurons plus d’impact !
Ma priorité, c’est de prendre soin des hommes et des femmes dans leur environnement social et environnemental, pour la dignité de tous.

Pour en savoir plus : https://www.fondation-entreprendre.org